
Comité d'Aide Médicale (CAM)
http://www.cam-fr.org
De 1990 à 2005, les actions du Comité d’Aide Médicale.
1990-1992 : l'approvisionnement et la formation
Répondre à des besoins humanitaires clairement identifiés et favoriser
l'accès à l'autonomie des populations locales : c'est ce qui motive la
création de l'association en 1990. En Pologne, puis en Ukraine, en Hongrie et
en Roumanie, l'association assure l'approvisionnement d'hôpitaux
en médicaments, la formation et le parrainage de professionnels de la santé.
1993 : l'intervention d'urgence - Guerre en ex-Yougoslavie
Pour la première fois le Comité d'Aide Médicale intervient en situation
d'urgence, sur une zone de conflit. L'association assure l'acheminement et la distribution
de vivres et de médicaments dans les camps de réfugiés et les hôpitaux.
1994 : le partenariat avec les institutions publiques
C'est l'année de la reconnaissance officielle de l'association par les institutions
publiques. D'une part, l'association bénéficie de subventions du Gouvernement
français par l'intermédiaire du Secrétariat à l'Action Humanitaire
et, d'autre part, la Communauté Européenne (ECHO) signe un contrat de
partenariat qui reconnaît le Comité d'Aide Médicale comme un partenaire
opérationnel pour les interventions d'urgence.
L'association étend ses programmes d'urgence et renforce ses équipes médicales
qui interviennent notamment en Albanie lors de l'épidémie de choléra
et dans les camps de réfugiés en Croatie. Le Comité d'Aide
Médicale ouvre ses premières missions permanentes en Croatie,
en Ukraine et Albanie.
1995-1997 : l'accès aux soins et la réhabilitation
L'existence des orphelinats mouroirs des anciens pays communistes
relève d'un véritable défi pour les acteurs humanitaires qui font
face à des problématiques nouvelles. A l'orphelinat de Vilshany en Ukraine,
le Comité d'Aide Médicale commence ses interventions : 5 ans d'actions
pour faire de l'orphelinat un lieu de vie. L'association multiplie les programmes d'accès
aux soins avec des équipes spécialisées pour la réhabilitation
et la construction de structures médicales et sociales, et s’engage dans
l’action de sensibilisation et de prévention sur le terrain.
Le Comité d'Aide Médicale intervient pour la première fois en Afrique,
en RépubliqueCongo pour un programme médical.
1998 : des programmes globaux pour l'amélioration des systèmes
de santé
Le Comité d'Aide médicale ouvre une mission France :
le service "Ecoute et Paroles".
Inondations en Ukraine : le Comité d'Aide Médicale organise
les secours d'urgence et alerte les médias français. Nos équipes
prennent également en charge l'assistance sanitaire des sinistrés en approvisionnant
les établissements de santé en eau potable.
L'association s'engage de plus en plus dans des programmes
humanitaires globaux ayant pour but de travailler auprès des autorités
locales pour améliorer durablement les systèmes de santé .
1999 : la santé de l'urgence au développement
Crise du Kosovo : l'équipe du Comité d'Aide Médicale présente
en Albanie soutient l'accueil de 28000 réfugiés kosovars.
Outre les volets médicaux et de distribution, l'association s'occupe de la prise
en charge psychiatrique et psychologique des réfugiés. L'association multiplie
son budget par 3 et renforce ses équipes opérationnelles : les missions
sont gérées par 200 personnes expatriées et locales.
2000-2002
L'association connaît une croissance importante du nombre de ses opérations.
Le Comité d'Aide Médicale signe trois accords cadre de partenariat avec
le Haut Commissariat aux Réfugiés, l'Organisation Internationale pour
les Migrations et le Conseil Général de l'Essonne (pour l'aide humanitaire
d'urgence).
Suite à son action en faveur des réfugiés Kosovars en Albanie,
l'association intervient ensuite au Kosovo où elle construit
un centre pour la prise en charge psychosociale de populations vulnérables.
L'association poursuit ses projets en Ukraine avec la réhabilitation
et l'équipement d'hôpitaux spécialisés en néonatologie
et en pédiatrie. En 2002, les projets sont réduits et réorientés
dans 3 axes prioritaires : la santé mentale, le handicap et la lutte contre la
tuberculose.
Un programme de réhabilitation hospitalière a eu lieu en Moldavie sur
la période 2000/2001.
En Afrique, l'association met en oeuvre plusieurs projets
d'urgence, de post-urgence et de développement en République duCongo,
en République Démocratique du Congo, en Côte
d'ivoire et en Angola.
En 2001/2002, l'association réalise un projet pour la prise en charge du psychotraumatisme
des adolescents dans le camp de réfugiés de Khan Yunes, dans la bande
de Gaza en territoires palestiniens. Ce programme sera suspendu faute
de crédits au bout d'un an.
Une 'mission France' est créée en 2002 pour venir en aide aux exclus.
Deux projets sont réalisés en partenariat avec la Direction Départementale
des Affaires Sanitaires et Sociales de Seine Saint Denis.
2003
Le Comité d'Aide Médicale est présent en Irak depuis
juin 2003, autour de Mossoul : approvisionnement en médicaments, réhabilitation
de centres de santé, formation du personnel médical.
En Angola, dans la province de Luanda Norte, une des provinces les
moins accessibles à l'aide internationale, des activités médicales
d'urgence ont été mises en place.
L'Equipe Mobile d'Urgence de Glob'Actions a été mobilisée pour
venir en aide aux populations victimes du tremblement de terre du Nord de l’Algérie.
Le Comité d'Aide Médicale a travaillé sur la prise en charge du
psycho traumatisme et l'approvisionnement en matériel médical destiné à la
prise en charge des mères et des enfants.
En France, en partenariat avec l'association Safe, le Comité d'Aide
Médicale a mené une étude sur la toxicomanie dans la ville d'Epinay
sur Seine pour dresser un état des lieux sur la prise en charge sanitaire des
usagers et de connaître la position des différents organismes en charge
de la réduction des risques.
2004
Suite au tremblement de terre de décembre 2003 dans la région de Bam,
en Iran, le Comité d'Aide Médicale est intervenu dans
l’urgence : évacuation des blessés, distribution de tentes
et matériel logistique, puis il s’est engagé dans le moyen terme
au niveau des soins de santé primaire, de la santé mentale et de l'assainissement.
En Irak, La sécurité dans Mossoul et ses environs s'est
dégradée à la fin de l'été 2004, ainsi l'équipe
de coordination du Comité d'Aide Médicale a délocalisé sa
base d'opération sur le territoire kurde irakien, d'où elle dirige les
activités qui se poursuivent dans le gouvernorat de Ninive
Le Comité d'Aide Médicale est aussi intervenu suite au tremblement de
terre qui a frappé la région d'Al Hoceima au Maroc fin
février 2004 : mise en place des programmes de prévention aux situations
de catastrophes toute l’année durant.
Au Soudan, une évaluation a été menée pour
préparer le lancement d’un programme dans le Darfour ouest. Toute une région
au nord-est d’Al Geinina apparaissait comme n’ayant pas de couverture en
soins de santé primaires et en eau et assainissement.
Après la Côté d’Ivoire, le Comité d'Aide Médicale
lance un programme de fabrication d’incinérateurs au Mali pour
l’élimination des déchets médicaux.
Le Programme de soins de santé primaires et hospitaliers en Angola s’étend à la
région d’Uige :réhabilitation de centres de
santé, distribution de médicaments et de matériel médical,
consultations médicales, formation du personnel médical, prévention
MST/SIDA et paludisme.
En République duCongo, le programme de soutien
aux services de santé est en cours, la perspective est alors de mener des actions
sur le long terme afin de répondre aux besoins qui se manifestent dans le pays.
Pour cela, le Comité d'Aide Médicale travaille en étroite collaboration
avec les systèmes de santé locaux existants.
Au Népal, face aux besoins humanitaires urgents dans le secteur
de la santé du district du Surkhet (Midwest), le Comité d'Aide Médicale
a mis en place une clinique mobile qui accueille la population, forme le personnel de
santé local et approvisionne les dispensaires locaux en médicaments et
petit matériel médical.
En France, dans le département de la Seine Saint Denis, dans
le cadre de notre projet prévention du saturnisme 341 préventions orales
ont été réalisées auprès de 198 familles.
En partenariat avec la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales
de Seine Saint Denis, le Comité d'Aide Médicale a mis en place un hébergement
d'urgence pour des sans abri à Saint Denis. La structure peut recevoir 24 pensionnaires
en période hivernale de grand froid.
Au deuxième semestre 2004, une nouvelle équipe de direction se met en
place à la suite de Jacques Duplessy, un des fondateurs du Comité d'Aide
Médicale qui avait décidé d’orienter sa carrière personnelle
vers d’autres horizons.
2005
Le Comité d'Aide Médicale se structure vers le professionnalisme en étoffant
son CA, en définissant de nouveaux modes opératoires, et en faisant appel à des
collaborateurs aux compétences plus affirmés. De plus le siège
quitte Epinay Sur Seine pour rejoindre des nouveaux locaux plus accessibles à Montreuil
sous bois.
Les trois secteurs d’interventions du Comité d'Aide Médicale sont
les soins de santé primaire avec une forte inscription en santé reproductrice
(mére-enfant), l’eau et l’assainissement et le psychosocial. De plus,
pour éviter de tomber dans le piège de l’assistanat il est important
pour le Comité d'Aide Médicale d’assurer le lien entre l’urgence
et la post urgence puis vers le développement.
Suite aux besoins liés au Tsunami, le Comité d'Aide Médicale est
intervenu en urgence au Sri Lanka et en Indonésie.
Au Sri Lanka, des programmes de soins santé primaire, d’eau
et assainissement et psychosocial se sont développés dans le sud-est du
pays dans la région d’Ampara (Thirukkovil).
En Indonésie, des programmes de soins santé primaire
et d’eau et assainissement se sont mis en place dans l’est et l’ouest
de la province d’Aceh au nord de l’île de Sumatra.
En Angola Le « Programme de santé primaire et hospitalière
dans les municipalités de Quitexe et Uige, Province de Uige, a soutenu dix centres
de santé. L’exécution de ce programme a été très
perturbée pendant quelques mois (notamment entre mars et juillet) par l’épidémie
du virus de Marburg puisqu'il a fallu réorienter tous les moyens logistiques
et humains vers la lutte contre la fièvre hémorragique. Le Comité d'Aide
Médicale a rejoint dès sa création la commission de lutte contre
l'épidémie de Marburg mise en place par le Ministère de la Santé en
collaboration avec l'OMS, prenant part à tous les travaux de veille épidémiologique,
de mobilisation, prévention et désinfection au sein des communautés.
Au Mali, le Comité d'Aide Médicale a mis au point sur
Bamako à la fin 2004, un nouveau prototype d'incinérateur de déchets
médicaux qui a depuis été agréé par la Direction
Nationale de la Santé. Après une phase de tests sur Bamako (janvier- février
2005) qui a permis de valider le prototype, un programme pilote d'amélioration
générale de l'hygiène dans les centres de santé a pu démarrer.
Ce programme mis en place dans les deux Cercles de Sikasso et Kadiolo (Région
de Sikasso), passe par le renforcement des capacités locales en matière
de gestion des déchets biomédicaux.
En République du Congo, les activités en 2005 s’inscrivent
dans le cadre du « Programme pour l'accès aux soins de santé primaire
dans les districts de santé de Goma Tsé Tsé et de Mayama – Kindamba,
région du Pool, qui soutient dix centres de santé et deux maternités.
Au Soudan, dans la crise du Darfour, toute la population, résidentes
ou déplacées est affectée par le conflit. Le Comité d’Aide
Médicale a réalisé un programme d’urgence visant à la
mise en place de services de soins de santé primaire et la promotion de l’accès à l’eau
potable, afin de diminuer la mortalité et la morbidité des populations
déplacées et de leurs hôtes dans différents villages au nord
et à l’ouest d’Al Genuina
Au Népal, le Comité d'Aide Médicale a mis en place
un programme de soins de santé primaire et secondaire à travers 3 camps « cliniques
mobiles » dans le district de Surkhet. Une moyenne de 200 consultations par
jour avec des pics à 450 consultations ont été réalisées.
Ce programme a permis l’amélioration de l’accès des bénéficiaires
aux soins de santé primaire et secondaire, l’éducation à la
santé et formation professionnelle, la restauration de la chaîne du Froid,
la réhabilitations et l’équipement de 4 structures de santé et
les médicaments et le matériel médical de base a été fournis
en quantité suffisante à treize structures de santé dont les personnels
ont reçu une formation sur le camp « clinique mobile ».
En Irak, le Comité d'Aide Médicale a apporté son
soutien aux structures de santé de la province de Ninive dans le nord. Il s’agissait
de distribuer des médicaments aux centres de santé pour palier à un
approvisionnement discontinu des suites du conflit en cours, réhabiliter et équiper
des hôpitaux, centres de santé et laboratoires, construire des incinérateurs
pour le traitement des déchets hospitaliers, dispenser des sessions de formation.
De plus, le Comité d’Aide Médical a mené un projet d’amélioration
de l’état de santé des personnes réfugiées de 7 camps
situés dans la province de Dohuk (districts de Sumail et de Qasrouk). Les réfugiés
viennent essentiellement de Turquie et de Syrie.
En Ukraine, Le Comité d'Aide Médicale a mis en oeuvre
un programme de prévention contre la tuberculose (TB) et le sida en Transcarpatie.
Ce projet est opéré en partenariat avec une organisation sœur locale,
le Comité d’Aide Médicale en Transcarpathie ( CAMZ), association
ukrainienne, recevant l’appui technique (programme, administratif et financier)
du Comité d'Aide Médicale. Il a débuté en décembre
2003 et se terminera fin janvier 2006. De plus, Le Comité d'Aide Médicale
et le CAMZ interviennent dans deux structures spécialisée : le département
pédiatrique de l’hôpital psychiatrique de Tchikoch-Beregovo (proche
d’Uzhgorod, la capitale de la Transcarpathie), et l’orphelinat de Vilshany,
en zone montagneuse reculée. Le Comité d'Aide Médicale a reçut
le premier prix du Haut Conseil de la Coopération Internationale du gouvernement
français pour son action dans l’orphelinat de Vilchany en Ukraine.
En France, En 2002, la mission saturnisme est mise en place, puis en
2005, vient se greffer la mission sociale d’accompagnement des occupants, dans
le cadre du projet insalubrité et mesure d’urgence de lutte contre le saturnisme.
Le Comité d'Aide Médicale s’est vu attribué 24 villes sur
40 que compose le département de la Seine Saint Denis . Toutefois, des demandes
d’interventions sur 6 autres villes hors répartition géographique
ont été effectuées. 41 nouveaux dossiers
sont arrivés. 332 préventions orales ont été effectuées
et 274 enfants de 6 mois à 6 ans (population ciblée) sensibilisés.
170 plombémies ont pu être demandées, effectuées, récupérées
et transmises à la DDASS. et 17 cas de saturnisme identifiés.
L’hébergement de crise d'une capacité de 80 places n’a pas été déclenché en
2005.
L’hébergement grand froid a été déclenché à deux
reprises. Le premier hébergement s’est déclenché au niveau
3 de fin février jusqu’a mi mars 2005. Cette structure se situait à St
Denis dans un foyer Sonacotra et n’accueillait que les personnes seules pour la
nuit. Un petit déjeuner et un dîner était proposé. 30 lits étaient à disposition.
Notre second hébergement en 2005 s’est déclenché au niveau
2 fin décembre jusqu'à début janvier 2006. Cette structure se situe à Bobigny,
elle a été prêtée par le conseil général de
Seine St Denis et accueillait les mères avec enfant et était ouverte 24h
/24h. Un petit déjeuner et dîner étaient proposés. 38 lits étaient à disposition
A la demande de la DDASS de Seine Saint Denis, une évaluation en eau et assainissement
et médicale a été réalisé auprès des populations
Rroms de Seine St Denis, suite a quoi nous avons été mandaté pour
réaliser un suivi médical de ces populations .
En 2005, sur l’ensemble de nos projets en France et à l’étranger
nous avons eu 311 700 bénéficiaires directs et : 1 740 000
bénéficiaires indirects
Pour plus d'information : http://www.cam-fr.org.
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